La dérive





J'ai déjà écrit sur le saumon ou lest qui se finalise. Il y a aussi la dérive qui vient à l'intérieur du lest, remontée par un système de poulies. Et de voir les plans et la réalisation de ces pièces, je dois dire un grand bravo à l'entreprise Labrie, qui est proche du chantier, un hasard heureux. Pas facile de tout souder, découper, concevoir. Cette entreprise Labrie est à conseiller, par son professionnalisme, la facilité de pouvoir aller sur place pour voir les étapes de la construction. Et aujourd'hui, nous avons réceptionné la dérive que je vais affûter sur le bord d'attaque.

Savoir choisir


Lors construction d'un voilier en bois, il ne s'agit pas seulement de construire encore faut-il savoir acheter les bons bois, sans trop de défauts. Je vais choisir le bois pièce par pièce, en le scrutant, si il est bien droit, voir le fils du bois, etc. Et il faut remuer parfois un grand nombre de planches de plus de 4 mètres pour trouver LA planche. Photos prises lors de l'achat d'Iroko.

Dernières préparations avant peinture



Avant de peindre nos sous-couches et la laque de finition, il me faut d'abord finaliser la préparation de la coque. Percer les emplacements des hublots, mise en place des listons. Pour les hublots, il faut mesurer plutôt deux fois qu'une les emplacements précis. Ensuite, placer les gabarits de découpe faits à la main (encore du ponçage...) pour le tracé et re-revérifier. On ne perce qu'une seule fois et cela doit être la bonne. Pas de droit à l'erreur. Et sincèrement, je préfère jouer une sonate de Beethoven en concert que d'être face à cette coque, moins de stress! En premier, une découpe approximative à la scie sauteuse et avec le gabarit, finir avec la toupie. Les hublots sont fixes, uniquement pour la luminosité du carré, cuisine, table à cartes et toilette. Maintenant tout est prêt pour la peinture. Nous attendons la bonne fenêtre météo pour nous lancer.

Préparation de la coque

La température nous dicte nos actions. La peinture ne peut pas être faite si la température dans la serre est en-dessous de 10 degrés. Alors nous essayons de tout préparer pour ce mois d'octobre. Tout d'abord, je passe un tampon de mousse avec de la poudre de graphite sur la coque. Je ponce à la main avec de grandes barres en mousse, papier grade 220. Je ponce jusqu'au moment où toute trace de graphite disparaît. Alors je suis certain d'avoir une surface égale partout, sans creux ni bosses, totalement uniforme. C'est du boulot! Très physique. La surface est aussi lisse qu'un oeuf dur sans sa coquille. Mais il y a aussi la préparation du pont pour la mise en peinture, les ouvertures pour les aérations du carré, peintures et finitions intérieures.
Nous attendons toujours notre lest avec la dérive, en même temps, faire le suivi pour le transport du mât, du bateau, en tenant compte des saisons, des distances pour les coûts, la recherche de plusieurs centaines de kilogrammes de plomb. De quoi se tenir occupé.