Voilà ce que c'est de retourner une coque de plus d'une tonne. Si l'on me voit aux commandes de la grue, ce n'est pas par jeu, mais nous avions eu un problème de déroulement d'un des deux câbles et je devais aider le grutier. Mais aussi quel plaisir, ce que l'on rêve tant enfant. Bien entendu, cette vidéo reste un travail amateur avec très peu de moyens techniques et supérieurement désuets. De plus je dois travailler la bande son. Mais cela vous donnera une bonne idée. En revoyant toutes ces images, je me dis qu'il faut être un peu fou. Mais sans folies, que serait la vie....
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Ah les hivers au Québec. !!!!???
Et oui, construire un bateau, c'est aussi la gestion de toute l'infrastructure. Et en hiver, de la neige et encore de la neige. Alors, lorsque l'on ne voit pas la porte, à cause de la neige, il faut pelleter, et pelleter encore et encore, et encore. Environ 3 mètres cube de belle neige. Ça devient lourd à la fin. Bon la porte est dégagée, maintenant, grimper sur l'échelle pour dégager le haut de la serre. Et la neige, où va-t-elle? En bas et vient à nouveau cacher la porte ! Alors on recommence nos 3 m cube de pelletage. Si ce n'était qu'une fois. Mais non, à chaque chute de neige importante, il faut recommencer. Cela fait la troisième fois. Donc au total, 18 mètres cube de neige. Le thermomètre est descendu, à l'abri des vents, à - 25 c. Alors on peut s'imaginer avec une petite brise...Et lorsque l'on voit tout cet amas de neige, la porte dégagée, que l'on peut, enfin, rentrer dans l'atelier, que dit-on... VIVEMENT LE PRINTEMPS.
Vivement des températures plus clémentes
Le froid est toujours plus intense en cette période de l'année et j'ai hâte de pouvoir coller mon puzzle de tasseaux, façades d'ameublement. Tout est prêt. La penderie côté bâbord est terminée. J'ai préféré un arrêt de porte sur tout le pourtour, je trouve cela plus esthétique. La porte n'est que posée avant la peinture. Pour l'ouverture et la fermeture, un système de bouton qui arrive (flush) au ras de la surface. Rien de dépassera, car je pense toujours que tout ce qui dépasse peut nous blesser en cas de mouvements brusques, grosses vagues, forte houle. Cette porte pourrait aussi servir de lame de safran, toujours au cas où nous perdions notre système de gouvernail. Bientôt, visite du salon nautique de Montréal, pas un gros salon, mais des rencontres avec mes fournisseurs, moteur, cordages, winchs, etc...
Le travail continue
Le travail continue, malgré le froid. Par -10 degrés, c'est juste. Mais cela ne m'arrête pas. On en verra d'autres. Toutes les pièces sont posées et non collées. Il faut attendre des températures plus clémentes. Les panneaux sont assemblés par feuillure. Comme je loue l'atelier du Lord des lieux, Serge, cela me permet de travailler au chaud, de bénéficier de ses précieux conseils, et d'avoir à ma disposition tous les outils professionnels, ban de scie, table de toupie, scie à onglets, dégauchisseuse, etc. Et comme l'atelier est attenant à la serre, j'ai juste à marcher quelques mètres dans la neige. Les aménagements des cloisons A à H sont réalisés. Je voudrais finir les gros des aménagements pour le mois de mars 2011. Ensuite, mettre en place les circuit d'eau, d'électricité, et peinture intérieure. Tout un programme, mais comme disent les québécois, on ne lâche pas!
Immatriculation
Tous les documnets relatifs à l'immatriculation ont été envoyés, révisés. Le nom du bateau serait BALADIN II, port d'attache Montréal. J'ai éffectué le calcul de la jauge, sans passer par un bureau, ce qui aurait coûté des billets verts. La jauge brute est 7,78 toneaux et la jauge nette 7,39 tonneaux. Il ne s'agit pas d'un fameux trois mats, fin comme un oiseau.... 400 tonneaux... comme dit la chanson.
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