Par ces temps froids, de tels commentaires réchauffent le coeur.

Je me permets de rendre public deux témoignages, le premier, et non des moindres, l'architecte du voilier Jean Pierre Villenave :

Superbe fabrication !

Tous mes vœux pour la nouvelle année.

Amitiés,

Et celui reçu aujourd'hui de Raymond Parent, bédéiste connu et reconnu : www.raymondparent.com

Je suis allé voir et j'ai été surpris et je dois le dire, impressionné par la construction de votre voilier. Il est vraiment magnifique, quel travail ! quel patience et quel acharnement! La grande rigueur du pianiste de concert  a servi sans doute à achever cette belle oeuvre qui naviguera bientôt. Quel beau projet de vie. Et j'espère qu'il y a assez d'espace à l'intérieur pour y accueillir aussi votre piano,  Vos pièces musicales sont très belles.   Je vous souhaite de beaux voyages à bord de votre superbe  voilier et longue vie à Baladin.
Et lorsqu'il fait -30 dehors, ça réchauffe de tels commentaires. Merci

Salon du bateau de Montréal

J'invite toutes les personnes (qui le peuvent) à venir assister à la conférence que je tiendrai au salon du bateau de Montréal le vendredi 7 février à 14 heures et samedi 8 février à 17 heures.
 http://www.salondubateau.com/conference.php
Je présenterai toutes les étapes de la construction, avec des anecdotes, les difficultés, beaucoup de photos.
Montrer comment ce ne sont pas les étapes qui nous mènent à un but, mais chaque étape ou élément de la construction à réaliser est un but en soit qui nous porte vers l'avant. Et de regarder mon Baladin II, je n'arrive pas encore à réaliser que je l'ai fait, seul, comme si c'était mon binôme (binôme est à prendre au sens familier) qui l'avait réalisé et j'en suis le spectateur.

Sortie de Baladin II

Ça y est! Après 7 années, environ 9500 heures de travail, Baladins II a pris la route. Avant dernière étape avant la mise à l'eau. J'ai du mal à m'imaginer que j'ai construit ce superbe voilier. Comme un rêve. Bon cela n'a pas été aussi facile.
Le transport était prévu une semaine plus tôt. Mais des vents de 100 km/h rendait le transport impossible. Rendez-vous pris avec le transporteur (Dubois Marine Transport, très professionnel, patient, attentif un AA++ à cette entreprise)pour ce samedi.
Tout était prêt. Mais le camion n'arrivait pas à reculer, car il labourait le terrain, trop meuble. Les pneus remplis de terre creusaient plus qu'il ne faisait reculer le camion et sa remorque. Deux solutions, trouver un loader ou chargeur avec une plaque pour accrocher la remorque ou attendre que le sol gèle! Donc un samedi matin, à 8 heures, il fallait se retourner sur un 25 sous (Expression d'ici't). Embarquer dans la voiture, et comme voisin de chantier, une grosse compagnie d'excavation. Explication du problème: OK, on arrive dans 5 minutes. Et le loader arrive, avec un pick-up pour arrêter la circulation. La remorque a été accrochée et manoeuvres pour amener la remorque sous le bateau. Il a fallu s'y reprendre plusieurs fois, décrocher, accrocher, décrocher, etc pour que la remorque soit placée au centimètre près, car l'espace dehors est réduit. Le conducteur, un artiste, tout en délicatesse, précis, incroyable. Ensuite, les plaques de soutien sont venues s'appuyer sous la coque, et la sortie s'est effectuée, toujours avec les mêmes manoeuvres, mais en plus stressant, car il y avait un bateau dessus. C'était la première fois que je voyais le bateau de loin et oui, j'en suis très fier. Pour un pianiste qui construit un voilier pour la première fois. Je me dis un Bravo bien mérité. J'avais la chance que mon fils David et sa copine Katy, soient là pour toute la préparation et la pose définitive du lest et la préparation à la sortie. Une grande aide, plus que précieuse. Ensuite le convois a pris la route jusqu'à la marina. Bateau déposé, facile. Nous sommes à moins de 200 mètres de la voie maritime du St-Laurent. ENFIN. Bon avant la mise à l'eau quelques travaux, car ce n'est jamais fini. Alors continuez à suivre mon blog pour la suite de l'aventure. Et mieux encore, inscrivez-vous comme membre. N'hésitez pas à me donner vos commentaires, c'est toujours apprécié.

Pose du pied Sail-drive







L'option Sail-Drive est plus onéreuse que le classique arbre. Mais on perd moins de puissance, moins bruyant, et aussi de placer un axe, avec presse-étoupe, pas facile d'avoir un alignement parfait. C'est lourd tout de même et pas facile à placer dans un espace réduit. Mais comme qui dirait : yen a pas d'facile. Il nous faut joindre le moteur au Sail-Drive; prochaine étape lorsque nous irons à l'atelier d'ici un jour ou deux pour bloquer les écrous.

Lest posé et pour de bon!





Beaucoup de péripéties pour ce lest. Un peu trop. J'ai profité de la présence de mon fils David, un bon marin expérimenté, pour m'aider avant la sortie du bateau. David est capitaine et travaille à collecter des données sur les baleines.
Mais maintenant tout est en place. J'ai fait refaire les boulons car certains n'avaient pas la bonne taille, toujours à cause de ces fameux trois centimètres manquants (Merci entreprise Labrie !). Chaque boulon a été enduit de Anti-Seize de Permatex pour que l'on puisse les dévisser du lest. À l'avenir on se sait pas ce qui va se passer, et il faut être prévoyant. Une bonne couche de Sikaflex très généreuse, 9 cartouches y sont passées. Ensuite descente du bateau à l'aide des crics à vis. Juste ce qu'il faut pour que juste un bourrelet s'échappe, pas plus pour ne pas chasser ce joint. Maintenant il faut attendre que ce joint durcisse pour ensuite visser définitivement les écrous. Nous avons contrôlé depuis l'intérieur du bateau que le Sikaflex entre bien dans le fond des trous où se placent les boulons. Chaque écrou a été placé avec sa plaque d'acier inoxydable pour répartir le poids sur les varangues. Mais quel soulagement de voir ENFIN le voilier avec son lest.